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Condylome à HPV
| Auteur |
Titre : Condylome à HPV | | 2008-06-22 12:32:03 |
    | Tris Administrateur du forum

Sexe : Homme
Status : connectedConfig :
Rang : 10
Envois :3836
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Condylomes génitaux (ou verrues génitales)
L'infection génitale à Papillomavirus
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Maladie sexuellement transmissible.
C'est l'une des infections génitales les plus fréquentes ; il est probable qu'une personne sur dix soit porteuse du virus, mais seulement une sur cent présente des lésions appelées des condylomes.
L'agent infectieux est un virus appelé HPV (humain papilloma virus) mais en vérité, sous ce nom, il a été groupé une famille virale d'environ deux cent virus (cf : classification des papillomavirus humains) ; certains sont cancérogènes (provoquant le développement des cancers) (cf : les caractéristiques des lésions provoquées par les papillomavirus humains à bas risque et à haut risque).
A savoir que certains types de Papillomavirus entraînent des verrues sur les mains et les pieds, ils sont différents des Papillomavirus qui infectent les organes génitaux.
L'infection génitale à Papillomavirus peuvent infecter tout personne ayant une activité sexuelle :
les femmes et les hommes de tout âge
les hétérosexuels et les homosexuels
la mode de transmission la plus fréquente est le contact direct de peau à peau lors des rapports sexuels. Pour transmettre l'infection, il semble nécessaire que le virus soit en contact direct avec les couches profonds (les couches basales) de la peau et les muqueuses des organes génitaux externes de la personne sain ; les rapports sexuels offrent cette possibilité à causes des microtraumatismes (microfissures invisibles) de la peau et les muqueuses qui se reproduisent lors de ses rapports ;
la transmission indirecte de l'infection est possible par contact avec des objets contaminés et des vêtements (contact non sexuel) ;
il a été décrit des cas de transmission de l'infection à Papillomavirus aux voies respiratoires des chirurgiens à la suite de l'inhalation de la fumée accompagnant le traitement par vaporisation au Laser des condylomes génitaux ;
le délai entre le rapport contaminant et l'apparition des condylomes est de trois semaines à un an et sur le col utérin, le délai peut être plus long (des années) ; donc, il est souvent très difficile de savoir quand et comment l'infection à Papillomavirus est survenue ;
même après un contact contaminant la transmission de l'infection n'est pas obligatoire, car la possibilité de la transmission de l'infection dépend des défenses immunitaires et leur efficacité contre cette infection ; pour cette raison on peut rencontrer deux partenaires sexuels, l'un atteint par des condylomes génitaux et pas l'autre ;
la transmission peut survenir très rarement chez les enfants de bas âges qui sont nés des mères porteuses de condylomes génitaux au moment de l'accouchement (il s'agit dans ce cas-là souvent des lésions condylomateuses de taille importante et de dissémination étendue dans le vagin et le périnée) ; l'atteinte de l'enfant peut être située au niveau anal, génital mais aussi au niveau du larynx et les voies respiratoires.
les Papillomavirus qui provoquent des verrues en dehors de la sphère génitale (mains, pieds...) ne se transmettent pas aux organes génitaux ;
L'infection génitale se manifeste par des excroissances ressemblant à des verrues (appelées aussi condylomes acuminés) sur :
les organes génitaux :
vulve ou à proximité de la vulve, dans le vagin, sur le col de l'utérus ; le pénis et le scrotum chez l'homme.
l'anus et la région péri-anale.
l'aine et la racine de la cuisse.
les condylomes n'atteignent pas les organes génitaux internes (corps de l'utérus, les trompes et les ovaires) ; ils n'entraînent pas de stérilité.
Les condylomes génitaux peuvent être
uniques ou multiples ;
petits ou gros
dispersés ou regroupé pour donner un aspect en chou-fleur ou crête-de-coq.
Parfois, les lésions ne sont pas visibles à l'œil nu (en particulier, sur le col utérin où le diagnostic est porté à la suite d'un frottis cervico-vaginal pratiqué à titre systématique) ; ce type de condylome est appelé aussi le condylome plan ;
Il est rare que les condylomes génitaux soient à l'origine de certains symptômes gynécologiques comme les douleurs, les démangeaisons génitales, les leucorrhées et les métrorragies ; ces symptômes sont souvent le témoigne d'une infection secondaire des condylomes par un autre agent infectieux (Herpès, gonocoques, syphilis, champignons ou autres germes).
L'évolution spontanée des condylomes génitaux :
les condylomes génitaux qui sont situés sur la peau de la sphère génitale et du vagin peuvent disparaître spontanément :
dans 35 % des cas en 6 mois,
53 % en un an,
67 % en deux ans.
les condylomes du col utérin :
régressent dans 50 % des cas ;
se stabilisent dans 40 % des cas ;
s'aggravent dans 10 % des cas.
83 % des condylomes génitaux que l'on met en évidence pendant la grossesse disparaissent après l'accouchement (dans le post-partum) ;
Les condylomes en s'aggravant se transforment dans certains cas en lésions précancéreuse puis en cancer du col utérin (CIN), du vagin, de la vulve et chez l'homme en cancer de la verge ; mais vu que ce type d'évolution est lente (des années), une surveillance bien conduite, chez les femmes, et la réalisation des frottis du col utérin permet de mettre en évidence ses condylomes et de découvrir les éventuelles transformations précancéreuses, et donc de les traiter avant d'atteindre le stade de cancer.
Le diagnostic se fait par l'observation des excroissances mais parfois, il faut pratiquer certaines explorations spécifiques comme le frottis du col utérin, la colposcopie, la vaginoscopie, la vulvoscopie, la périnoscopie, la balanoscopie (examen du pénis par une loupe) les biopsies et enfin certaines techniques virologiques du laboratoire, elles sont utilisées dans certaines lésions condylomateuses du col utérin car ces techniques permettent d'identifier certains de sous groupes du Humains Papillomavirus à potentiel cancérogène.
Le traitement consiste à détruire les lésions cutanées du périnée ou sur les muqueuses de la vulve, du vagin, du col utérin et chez l'homme sur le pénis.
Parmi les méthodes de la destruction des lésions condylomateuses on cite :
les méthodes médicamenteuses (applications des substances médicamenteuse sur les lésions cutanées) : podophyllotoxine, trichloroacétique, l'interf'éron en application locale ou par injection "il stimule les défenses immunitaires" et enfin un agent appelé Imiquimod - : il agit comme antitumoral, principalement par induction de l'interféron alpha et d'autres cytokines ;
le Laser : un fuseaux de lumière de haute énergie qui permet la vaporisation et la carbonisation des condylomes ;
l'électrocoagulation "destruction des condylome par un réchauffement des tissus obtenu grâce à un courant électrique chirurgical spécial ;
résection chirurgicale par le bistouri chirurgical simple ou par l'anse diathermique utilisant le courant électrique chirurgical ;
la cryothérapie qui détruit les condylomes par le froid (congélation destructrice) ;
par la conisation du col utérin
C'est une intervention chirurgicale qui permet de diagnostiquer et de traiter les condylomes situés sur le col utérin et entraînant des lésions tissulaires d'évolution potentiellement maligne (ce sont des lésions condylomateuses non cancéreuses du col utérin et associées à une dysplasie de la muqueuse cervicale ; elles sont actuellement calssées selon la classification de Bethesda en lésion de bas grade et des lésion de haut grade... selon leur degré de gravité ; ces lésions sont souvent mises en évidence par :
les frottis cervico-vaginaux puis
les biopsies du col utérin que l'on réalise sous contrôle de la colposcopie.
Suite à la conisation, la partie réséquée du col utérin est examiné par le Médecin anatomo-pathologiste pour :
donner le diagnostic définitif :
présence ou pas de la lésion à papillomavirus du col utérin
s'il s'agit réellement de lésion du col utérin à papillomavirus, l'examen anatomopathologique va permettre de la classifier en fonction du degré de la dysplasie associée et par conséquences va permettre de connaître le degré exact de la gravité de la lésion condylomateuse du col utérin (lésion de bas grade, lésion de haut grade et ...) ;
L'examen anatomopathologique permet aussi de savoir si l'ablation de la lésion à papillomavirus du col utérin est complète ou incomplète car si cette résection n'est pas totale, on ne peut pas parler de guérison ; puis dans ce cas là, la classification de la lésion en fonction de sa gravité n'est pas finie car la lésion du col utérin n'est pas analysée dans sa totalité, donc la reprise chirurgicale est nécessaire pour réséquer la partie restant de la lésion condylomateuse du col.
Pour conclure : après conisation du col utérin pour lésion condylomateuse à papillomas virus :
soit la lésion du col utérin est type " lésion de bas grade ou de haut grade selon Bethesda " et son ablation est totale selon le l'exame anatomo-pathologiste, dans ce cas là, la patiente sera suivie simplement et régulièrement par des frottis cervico-vaginaux et coloposcopie si nécessaire ;
soit la lésion du col utérin est type " lésion de bas grade ou de haut grade selon Bethesda " mais son ablationn n'est pas totale ou la lésion est maligne ; dans ce cas reprise chirurgicale est nécessaire mais le type de l'intervention dépend l'âge de la patiente, la parité et du type de la lésion...
Dans certains cas, les frottis cervico-vaginaux montrent la présence de cellules d'origine indétérminée (ASCUS selon la classification de Bethesda), dans ces frottis de type ASCUS, il s'agit selon A. Ferency de Montréal
un col normal dans 80 % des cas ;
une lésion de bas grade dans 13 % des cas ;
une lésion de haut grade dans 7 % des cas.
Selon le Colloque du groupe PROGIN (Programme, Recherche et Observatoire des lésions Génitales Infectieuses et Néoplasiques), pour les frottis cervico-vaginaux de type ASCUS trois attitudes sont possibles :
Colposcopie d'emblée
Frottis cervico-vaginaux à 6 mois
Test HPV-HR (HPV à haut risque) ou le typage viral à la recherche des sous groupes à haut risque oncogène de papillomavirus (il s'agit des génotypes : 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59 et 6 . Si la recheche de ces génotypes à haut risque oncogène est positive, il est conseillé de réaliser un examen du col sous contrôle colposcopique avec des biopsies si nécessaire à recherche de lésions du col utérin à papillomavirus... ---------------------- Tris |
| | 2008-06-22 12:04:42 |
 
| sasa28


Sexe : Femme
Status : Config :
Rang : 2 Envois : 41 |
Il y a quelque chose que je ne comprends pas, peut on avoir des condylomes génitaux mais nepas avoir le HPV ou est ce indissociable ?
Aussi, puis ce que c'est un mst le partenaire doit être automatiquement traité ?
Comment cela peut il se transmettre par sexuellement si apparemment au départ on peut déjà être porteur de ce virus ( à la naissance ?)
excusez moi pour toutes ces questions mais j'essaie de comprendre...
Merci ----------------------
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| | 2008-06-22 12:24:16 |
 
| Tris Administrateur du forum


Sexe : Homme
Status : Config :
Rang : 10 Envois : 3836 |
Citation : (...) peut-on avoir des condylomes génitaux mais ne pas avoir le HPV?
Je ne pense pas.
Citation : (...) le partenaire doit-il être automatiquement traité ? ça dépend de ce q t'entends par "traité". Une simple protection type préservatif me semble être tt à fait adaptée.
Ms bon, si lui n'a pas le conflit, pq ferait-il cette MST?
Citation : Comment cela peut-il se transmettre sexuellement si apparemment au départ on peut déjà être porteur de ce virus ( à la naissance ?)
Chacun croît ce qu'il veut. Moi, je crois en la MN qui démontre scientifiquement q les virus interviennent géné. en phase de réparation d'un/des conflits. Dc, ça suppose q'on face 1conflit à virus et q'on répare! Pas de conflit, pas de virus, pas de verrues.
--Message édité par Tris le 22-06-08 à 12:37:15-- ---------------------- Tris |
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