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Border line
| Auteur |
Titre : Border line | | 2008-05-08 21:02:23 |
    | pasang

Sexe : Femme
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Rang : 2
Envois :29
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Bonsoir Tris
pourrais tu m'expliquer peut être avec d'autres mots que ceux de mon psychiâtre ce que veux dire être border line car il me semble que je n'ai pas tout compris
Est ce une maladie , ou bien est ce seulement un état psychique ?
Merci ---------------------- Pasang |
| | 2008-05-06 20:06:42 |
 
| Tris Administrateur du forum


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Ok, je vais essayer de te trouver ça. ---------------------- Tris |
| | 2008-05-08 19:55:19 |
 
| Tris Administrateur du forum


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Voilà ce q j'ai pu te trouver de mieux et qui explique bien ce q la médecine traditionnelle désigne par "border line".
Le trouble de la personnalité borderline (ou trouble de la personnalité limite) est un trouble de la personnalité qui s'exprime par des humeurs changeantes, par des relations humaines délicates, par un manque de confiance en soi-même et aussi par des comportements auto-agressifs.
Historique
Les « états-limites », les « états intermédiaires » ou encore les « pathologies limites » furent d'abord décrits par la psychiatrie, qui emploie cette catégorie dès 1884. Il s'agissait de décrire des troubles mentaux qui ne relèvent ni de la névrose ni de la psychose, mais se situent à la frontière.
En psychanalyse, Sigmund Freud propose dans Analyse avec fin et analyse sans fin (1937) l'idée que tout névrosé possède un moi en partie psychotique. D'autres auteurs développent l'idée de facteurs schizoïdes actifs dans de nombreuses pathologies.
En 1945, Otto Fenichel approuve cette notion en montrant la présence de troubles de nature psychotique dans d'autres troubles que la psychose elle-même.
Otto F. Kernberg proposera le terme d'« organisation limite ».
Harold Searles considère que, chez les patients borderline, le moi fonctionne sur un mode autistique.
Jean Bergeret, en 1970, suggère un rapprochement entre les pathologies limites et la mélancolie.
Personnalité
« Il s'agit de gens, pour la plupart des femmes, qui ont grandi avec le sentiment de ne pas avoir reçu l'attention et l'appui qui leur reviennent. Ils en sont révoltés et ils cherchent des chemins pour compenser cela dans leurs relations. Ils ont des attentes élevées et, quand leurs besoins sont à nouveau abandonnés, ils y répondent avec de la colère et du désespoir. » — John Gunderson, docteur américain
On retrouve souvent dans l'anamnèse une carence affective, une maltraitance, des abus sexuels.
Les éléments suivants, installés à l'adolescence, et de façon prolongée, peuvent évoquer une personnalité borderline :
sentiments de vide, d'ennui
sentiment d'être abandonné
dévalorisation
abus de substances (alcool, stupéfiants)
automutilations, conduites à risque (par ex. conduire en état d'ébriété, prostitution), tentatives de suicide
intolérance à la frustration
fragilité narcissique : extrême vulnérabilité au jugement d'autrui
difficulté à identifier et à réguler ses émotions
trouble du comportement alimentaire
trouble de la sexualité
La personnalité borderline est parfois, mais pas toujours, associée à un trouble bipolaire. De brefs épisodes psychotiques (délires) sont possibles mais toujours de façon limitée dans le temps, parfois en rapport avec la consommation de substances toxiques. En aucun cas le trouble borderline n'est une schizophrénie.
L'évolution naturelle de ce trouble de la personnalité est l'apparition de symptômes à l'adolescence, et leur régression vers l'âge de 40 ans. Tout l'enjeu de la prise en charge est d'accompagner ces années de « jeune adulte » le mieux possible.
Comportement social et couple
Les relations humaines du patient sont souvent très instables. Ceci est en rapport avec son image de lui-même troublée. Ainsi même des liens émotionnels intenses n'empêchent pas que la position vis-à-vis des membres de la famille, d'amis ou de partenaires soudainement tourne d'idéalisation (admiration et amour fort) en dépréciation.
Quand le patient est traité de façon injuste (que cela soit vrai ou non), il réagit souvent violemment et impulsivement et ne trouve, des jours et des semaines durant, pas d'issue à son univers d'idées de vengeance, de reproches vis-à-vis de lui-même et des autres ou même de haine de soi-même. Beaucoup de gestes des autres sont interprétés faussement ou qualifiés comme hostiles de par une sur-interprétation. Ils sont intensément analysés et examinés par rapport à leur contenu de « signaux ». La personne a des difficultés à interpréter justement le comportement des autres. Sa perception de l'autre est très changeante (« constance d'objet insuffisante » ).
Il y a un rapport entre la peur d'être abandonné et la difficulté de se sentir émotionnellement lié à une personne-clé quand celle-ci est absente (« constance d'objet insuffisante » ). Cela aboutit à un sentiment d'être abandonné et de n'avoir aucune valeur. Dans ces contextes, il peut y avoir des menaces de suicide ou des tentatives de suicide.
--Message édité par Tris le 08-05-08 à 19:56:42-- ---------------------- Tris |
| | 2008-05-08 20:28:37 |
 
| Tris Administrateur du forum


Sexe : Homme
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Citation : Est-ce une maladie, ou bien est-ce seulement un état psychique?
Les 2. ---------------------- Tris |
| | 2008-05-08 20:45:08 |
 
| pasang


Sexe : Femme
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Rang : 2 Envois : 29 |
Merci beaucoup Tris
Est ce que celà veut dire que je ne peux pas me fier à ma perception ( qui deforme et amplifie ) des choses , des situations -
si celà est vrai comment vivre , sans se poser constamment la question : est ce que ce que je ressent est vrai ou pas ?
comment avoir confiance en soi , en son ressenti ?
---------------------- Pasang |
| | 2008-05-08 21:02:23 |
 
| Tris Administrateur du forum


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Citation : Est ce que cela veut dire que je ne peux pas me fier à ma perception (qui deforme et amplifie) des choses, des situations. Si cela est vrai comment vivre , sans se poser constamment la question : est ce que ce que je ressent est vrai ou pas ?
Comment avoir confiance en soi , en son ressenti ?
Il y a 2 aspects importants, ou plutôt 2 étages à bien distinguer:
1) Tes premiers ressentis qui arrivent, issus de ton hist. perso, à la base st biologiques et dc authentiques, +/- attisés selon les situations q tu vis.
Après, je te l'ai écrit, ils méritent d'être exprimés au fur et à mesure, afin d'éviter d'accumuler les choses au risque pfs de se tromper. Ms là, 2) ce n'est plus du ressenti biologique, t'es ds du mental, de l'intellectuel, tu rumines, t'interprètes, cherches des explications... et tant q ttes ces pensées ne st pas mises au clair ac la réalité, les autres, etc... il y a effectivem. le risque de s'écarter de l'objectivité (c'est pq ds la définition, cert. médecins ont évoqué une attitude de renfermement ou de repli sur soi quasi autistique qui peut être dévastatrice pr la pers. et son ent.). Dc à ce sujet, je te renvoie à mon dernier message ds "Questions/réponses", pr te sortir de ce cercle vicieux.
--Message édité par Tris le 08-05-08 à 21:22:31-- ---------------------- Tris |
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