Biopsychoinformation
index | Membres | FAQ | Chercher | Blog | S'identifier | S'inscrire




Tristan THEBAULT, enseignant, travaille depuis plus de 10 ans sur l'interprétation en décodage biologique et psychique des maladies.
Rens. thebault.tristan@neuf.fr / 06.23.27.01.32


   Vos options    Recherche
Si vous n'êtes pas inscrit ou connecté, vous pouvez quand même voir ces forums mais avec des fonctions limitées. Vous pouvez vous inscrire en cliquant Ici.


Biopsychoinformation
Vocabulaire et définitions (biologie, médecine, psychisme...)



Attention, vous n'avez pas les droits suffisant pour particper dans cette catégorie

Obésité (généralités)

Auteur Titre : Obésité (généralités)
2007-11-21 10:19:07 Profil    Site internet de l'auteur    
Tris
Administrateur du forum
Plus d\infos
Sexe : Homme
Status : Offline
Config : aol
Rang : 10
Envois :4234
Site du membreFiche de Tris
Obésité
Terme(s) connexe(s) : Calorie, Kilocalorie, Action dynamique spécifique des aliments, ADS, Joule, Erg

Généralités
L'obésité se définit comme un excès de tissu graisseux (appelé également adiposité ou tissu adipeux) susceptible d'induire un risque pour la santé. Au-delà des considérations esthétiques, l'obésité représente un risque réel puisqu'il semble qu'elle entraîne une diminution de l'espérance de vie d'autant plus forte qu'elle survient plus tôt dans la vie. La définition de l'obésité fait également appel à l'indice de masse corporelle (I.M.C) qui doit normalement être compris entre 18,5 et 25. Il se calcule de la façon suivante : poids / taille x taille. C'est-à-dire : Poids (en kg) divisé par [taille (en m) X taille (en m)]. Par exemple, pour un poids de 60 kg et une taille de 1m60, l'I.M.C est de : 60 / [1,6 X 1,6] = 60 / 2,56 = 23,43.
Quand celui-ci est : inférieur à 18,5 : on parle de maigreur
compris entre 18,5 et 24,9 : il correspond au poids habituel
compris entre 25 et 29,9 : on parle de surpoids
comprise entre 30 et 34,9 : on parle d'obésité modérée
compris entre 35 et 39,9 : on parle d'obésité sévère
supérieur à 40 : on parle d'obésité massive ou morbide.


----------------------
Tris
2007-11-21 10:19:07 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
Tris
Administrateur du forum

Plus d\infos
Sexe : Homme
Status :
Config : aol
Rang : 10
Envois : 4234
Obésité (suite)

Définition
Les graisses (et autres lipides), tout comme les sucres (glucides), servent à stocker l'énergie dans le corps. Les sucres fournissent une énergie rapidement utilisable , les graisses permettent de stocker beaucoup d'énergie dans peu d'espace.

La graisse est stockée dans des cellules appelées lipocytes ou adipocytes. En cas de stock important, on distingue deux situations :

le surpoids : les adipocytes stockent de plus en plus de graisse et grossissent
l'obésité : lorsque les adipocytes arrivent à saturation, ils se multiplient.
Les évaluations courantes de l'obésité font intervenir la masse (que l'on appelle généralement de manière impropre le « poids » ) et la taille : une personne qui pèse 100 kg n'aura pas la même corpulence si elle mesure 2 m plutôt que 1,60 m.

Autres marqueurs
Il existe également d'autres indicateurs de surpoids : le rapport tour de taille/tour de hanches. Il doit être inférieur à 1 chez l'homme et à 0,85 chez la femme.

Il faut aussi savoir que la masse de graisse se répartit différemment chez les hommes et les femmes. Elle représente 10 à 15 % du poids corporel de l'homme et 20 à 25 % du poids de la femme. Elle s'accumule généralement sur l'abdomen et le thorax chez l'homme, sur les hanches et les cuisses chez la femme. Dans les deux cas, le surpoids est néfaste car il entraîne principalement des problèmes cardio-vasculaires chez l'homme et articulaires chez la femme.

Un indicateur indirect, faisant partie de la définition du syndrome métabolique, est le périmètre abdominal. Il doit être inférieur à 102 cm pour les hommes et 88 cm pour les femmes. Ce paramètre est corrélé avec un risque majoré de survenue d'un diabète ou de maladies cardio-vasculaires et serait un meilleur marqueur de risque que la prise en compte unique de l'index de masse corporelle.

Causes reconnues
L'obésité est souvent le résultat d'un déséquilibre entre :

l'apport énergétique quotidien, souvent appelé AET : apport énergétique total, somme des calories[10] apportées par :
les glucides (sucres lents ou rapides, à index glycémique plus ou moins élevé : saccharose, glucose, fructose, etc. ;
les lipides (acides gras) trouvés dans les huiles végétales et graisses animales notamment ;
et les protéines, végétales (algues, lentilles par exemple) ou animales (viande, poisson).
et la somme des dépenses énergétiques :
échange de chaleur avec l'environnement, d'autant plus important que la température extérieure est faible ;
énergie nécessaire au fonctionnement de l'organisme (digestion p. ex.). Le cerveau à lui seul consomme environ 20% de l'énergie totale ;
efforts physiques : marche, sport, activités physiques de toute sorte.
Quand l'organisme reçoit plus qu'il ne dépense, il stocke une partie de l'apport, sous forme de graisses dans le tissu adipeux. Cependant le métabolisme de chacun, très différent selon les individus, joue un grand rôle, et certaines personnes vont donc plus facilement devenir obèses que d'autres (facteurs génétiques notamment).

L'explosion récente du nombre d'obèses est attribuée à plusieurs facteurs liés au mode de vie :

Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, une grande proportion des humains ont la possibilité de s'alimenter à suffisance, voire de se suralimenter ou de s'alimenter sans tenir compte de leurs besoins (par exemple en mangeant trop vite, ce qui ne permet pas de ressentir la satiété et d'interrompre alors le repas). Auparavant on rencontrait régulièrement des épisodes de disettes et de famines.
De très nombreux aliments sont proposés, à toute heure du jour, indépendamment des repas, ce qui favorise le grignotage et donc l'alimentation en dehors des cycles naturels. Il est difficile de gérer cette profusion de nourriture. Par ailleurs de nombreux aliments proposés sont à la fois gras et sucrés sans remplir l'estomac, ce qui dérègle les repères (la satiété n'est pas obtenue alors que les apports énergétiques sont déjà largement suffisants). Enfin, lorsque l'on mange toujours les mêmes aliments (ce qui était le cas traditionnellement), la satiété (perte d'envie de manger) indique que l'on a un apport énergétique suffisant ; lorsque les aliments consommés sont inhabituels, cette information est faussée.
L'industrie agroalimentaire a transformé trop d'aliments , augmentant leur index glicémique, et faussant l'utilité des calories: les calories aportées par les proteines ne sont pas les memes, au niveau bilan global, que celles aportées par les glucides. Resultat: beaucoup de produits "light", sans graisses mais aussi très pauvres en proteínes et chargés en edulcorants. Le raffinage et la presence du goût sucré dans ces nouveaux aliments industriels crée une veritable "toxicodépendance", qui, au long des ans, amene a une souffrance physiochimique quand l'organisme obèse en est privé.

La sédentarité est une cause importante : en l'absence d'activité physique suffisante, la voiture et la télévision sont aussi nocives que la malnutrition ou les excès alimentaires.
Les sociétés contemporaines sont source de stress, parfois même de sinistrose. De nombreux individus peuvent alors ressentir un vide moral en eux, qu'ils compensent par la nourriture. (Voir boulimie).

L'obésité est de toute façon multifactorielle. Parmi les causes, le rôle de l'hérédité est mieux connu : des gènes responsables ont été identifiés, qui interviennent sur la production par les adipocytes de leptine, une protéine agissant au niveau du système nerveux central sur le contrôle de l'appétit et de la dépense énergétique. On a remarqué également l'influence des modes de vie sur les facteurs génétiques. Notre corps a été habitué pendant des millénaires à faire face au manque, et la sélection naturelle a plutôt favorisé les personnes capables de stocker en période d'abondance pour faire face aux périodes de disette. Paradoxalement ce sont ces personnes qui sont le moins adaptées à une abondance régulière. Par ailleurs, avec une même alimentation et une même pratique physique, la prise de masse varie selon les individus (selon leur métabolisme).

En ce qui concerne l'alimentation, la quantité de sucre consommé n'est pas le seul critère, leur qualité (index glycémique, sucre complet versus raffiné joue beaucoup ; de même la teneur en graisses n'est pas le seul critère, leur qualité joue également un grand rôle : les huiles de première pression à froid sont par exemple beaucoup plus favorables que les huiles raffinées (extraites à chaud, ce qui élimine une bonne partie des apports bénéfiques, anti-oxydants notamment, et/ou avec des solvants), et plus favorables que les graisses saturées.

Les types de lipides de l'alimentation sont les suivants, avec les propriétés suivantes pour l'organisme :

Stérol :
Cholestérol (aux 2/3 fabriqué par le foie) : Le cholestérol apporté par les aliments est généralement peu nocif. En revanche la production excessive (ou trop basse) par le foie, à partir des graisses consommées, augmente les risques cardiovasculaires. Dans les analyses du sang, il faut aussi distinguer le "bon cholestérol" (HDL) et le "mauvais" (LDL), seul en cause dans les maladies cardio-vasculaires. C'est le rapport entre les deux qu'il faut surveiller, plus que le total du cholestérol.
Phytostérols (Huiles, cacao, fruits, légumes) : Régulation du niveau de cholestérol. Propriétés anti-inflammatoires. Diminution des risques de cancer et d’hyperplasie de la prostate. Renforcement du système immunitaire. Augmentation du taux de DHEA.
Tocophérols :
alpha (Vitamine E), Beta, Gamma, Delta Huiles (sauf palme et coprah) : Antioxydants : baisse des risques cardio-vasculaires et de cancers.
Phospholipides et sphingolipides (Œuf, soja, germe de blé : Utiles au cerveau (neurones) et membranes cellulaires.
Acides gras :
Saturés (Viandes, beurre, crème, huile de maïs…) : Augmentation des risques cardio-vasculaires (C.V.), aux doses consommées par la majorité, dans la plupart des pays développés. L'industrie agro-alimentaire préfère souvent des corps gras de substitution au beurre, mais ils sont encore pires par les insaturés Trans qu'ils contiennent :
« Insaturés Trans » (Huiles raffinées, chips et frites industrielles, fritures, viennoiserie sans beurre, boulangerie de supermarché, margarines solides, biscuits secs, d’apéritif, craquelins, pâtisseries industrielles, pains de mie, quiches, tartes et pates à tarte industrielles, produits panés, pates à tartiner, sauces, vinaigrette, mayonnaises industrielles, graisses de bœuf, de mouton, produits laitiers) : Augmentation très forte des risques C.V. [11]: hausse du mauvais cholestérol (comme le beurre) mais aussi baisse du bon[12].
« Mono insaturés (cis) », dont les Ω9 : (Huile d’olive, huiles végétales, graisse de canard, d’oie, chocolat) : Diminution des risques C.V.
Poly-insaturés Oméga-3 (Huiles de noix, soja, colza, lin, groseilles, cassis, olive, poissons gras, crustacés) : Diminution des risques C.V., mais en excès troubles cardio-vasculaires et immunitaires. Les Ω3 nécessitent suffisamment de Ω6 pour pouvoir être assimilés, mais les doses de Ω3 consommées dans les pays développés sont (beaucou trop faibles par rapport aux Ω6.
Poly-insaturés Oméga-6 (Huiles de pépins de raisin, tournesol, noix, maïs, soja, colza, olive, graisses de volailles) : Diminution des risques C.V., mais en excès troubles cardio-vasculaires et immunitaires. Une obésité est ainsi constatée chez des nourrissons voire des fœtus, sans pouvoir incriminer grignotage ou absence d'exercice. L'alimentation, trop riche en Ω6, de la mère est en cause, voire la composition de laits en poudre, calquée sur celle du lait de mères consommant trop d'Ω6. (Études de Gérard Ailhaud).
De manière très paradoxale, les régimes peuvent favoriser l'obésité. En effet, les mauvais régimes (pauvre en protéines et trop restrictifs) favorisent la perte de masse musculaire, qui est directement liée au métabolisme. Après ces mauvais régimes, il y a ralentissement du métabolisme et reprise accélérée du poids. Ces mauvais régimes sont carencés, principalement en apport protéique.

L'obésité pourrait avoir également une origine génétique : une mutation du gène FTO augmenterait très sensiblement le risque, et d'autant plus que cette mutation est homozygote (c'est-à-dire, présente sur les deux chromosomes).


Conséquences
Une personne souffrant d'obésité court plusieurs risques :

physique :
diabète : alors que le diabète sucré (diabète de type 2) apparaît normalement à partir de 40 ans, on voit apparaître du diabète sucré dès l'adolescence chez les obèses ;
hypertension, accident vasculaire cérébral et accident cardiovasculaire ;
l'incidence de certains cancers semble augmenter avec l'obésité : cancers du sein après la ménopause, de l'endomètre, de l'ovaire, de la prostate, colorectal et de la vésicule biliaire ;
chez la femme enceinte obèse, la grossesse et les accouchements sont plus à risques (hta gravidiques, accidents thrombo-emboliques, césariennes), et la morbi-mortalité périnatale est augmentée ;
apnée du sommeil ;
problèmes articulaires divers : arthrose, tassements vertébraux ... ;
dépendance psychologique à la nourriture : sensation de dépression, de malaise, de déprime et de "vide" entre les repas qui s'en va lorsque l'on mange.
psychologique : dépression, mal-être, complexes, inhibition, rejet de son corps et de sa personne ;
social : discrimination, mise à l'écart.
risque accru de démence sénile et de perte d’acuité cognitive.
Plusieurs indices suggéraient un lien entre obésité et démence sénile chez les obèses à un âge avancé. Les CNRS et l’INSERM ont en 2006 confirmé une relation linéaire reliant l'excès de poids et certaines capacités cognitives, à un stade plus précoce, chez l’adulte d'âge moyen en bonne santé. Le suivi sur 5 ans (1996 - 2001) d’une population (2.223 hommes et femmes de 32 à 62 ans) a montré une dégradation des résultats aux tests cognitifs standards chez les personnes d'indice de masse corporelle (IMC) élevé.
L’étude a éliminé certains biais potentiels (niveau d'éducation, diabète, pression sanguine), mais on ne sait pas encore si ces performances sont affectées par l’obésité elle-même ou par le mode de vie ou certains aliments plus souvent consommés par ceux qui sont victime de l’obésité, ou pour des causes génétiques qui seraient des facteurs favorisants de l’obésité ou pour d’autres raisons mal comprises. Des substances stockées et/ou émises par les cellules adipeuses pourraient inhiber le fonctionnement du cerveau, comme d’ailleurs les impacts vasculaires de l'obésité, qu’on suspecte d’être responsables de certaines démences.
Chez ces personnes, le vieillissement cognitif semble donc pouvoir être amélioré en traitant précocement les facteurs de dérèglement du comportement alimentaire et du métabolisme.
La mémoire est notamment affectée ; à partir de 20 kg/m2 d’IMC, 9 mots sur 16 sont mémorisés contre 7 pour ceux dont l’IMC dépasse 30 kg/m2, et la mémoire a légèrement baissé en 5 ans pour les IMC élevés dans le cadre de l’étude.
En 1992, l'obésité a été la cause estimée de 55 000 décès en France, essentiellement par maladies cardio-vasculaires et diabète. Par ailleurs, du fait des complications du diabète, l'obésité est la première cause de cécité avant 65 ans en France, et la première cause d'amputation. Cette sur-mortalité se retrouve chez tous les âges, races ou sexes.


--Message édité par Tris le 21-11-07 à 10:20:27--
----------------------
Tris

Biopsychoinformation
Vocabulaire et définitions (biologie, médecine, psychisme...)



Attention, vous n'avez pas les droits suffisant pour particper dans cette catégorie



Créer un forum gratuit
Créer son site   Créer son livre d'or gratuit   Créer shoutbox gratuite   Code de reduction  
[ Génération de la page en 0.0535 secondes ]